Ce que dit la loi
| Réglementation | RGAA 4.1.2, article 47 de la loi n° 2005-102 du 11 février 2005 |
|---|---|
| Depuis quand | Obligation en vigueur depuis 2012, sanctions effectives depuis janvier 2024 |
| Autorité de contrôle | ARCOM |
| Qui est concerné | Toutes les personnes morales de droit public sans exception de taille (État, régions, départements, communes, intercommunalités, établissements publics) et les organismes privés chargés d'une mission de service public. |
Le RGAA, ancré dans l'article 47 de la loi du 11 février 2005, impose l'accessibilité des sites web, applications mobiles, intranets et extranets de tout le secteur public. Contrairement à l'European Accessibility Act, il n'existe aucun seuil de population ou de budget : une commune de 500 habitants est tenue aux mêmes obligations qu'une métropole.
Depuis l'ordonnance du 6 septembre 2023, l'ARCOM est l'autorité de contrôle. Elle peut agir d'office ou sur signalement des usagers. Le cadre est aujourd'hui le plus clair et le plus surveillé de tous les secteurs : c'est aussi celui où l'écart entre les obligations et la réalité des sites publics reste le plus visible.
Les sanctions encourues
L'ARCOM peut prononcer une sanction allant jusqu'à 50 000 € par site ou application pour un manquement aux obligations techniques d'accessibilité, et jusqu'à 25 000 € pour un manquement aux obligations déclaratives.
Ces montants sont renouvelables tous les six mois tant que la situation n'est pas régularisée. La procédure commence par une mise en demeure assortie d'un délai de trois mois : aucune amende n'est due si l'organisme se met en conformité dans ce délai. D'où l'intérêt de détecter et de corriger avant le contrôle, pas après.
Vos obligations concrètes
- Publier une déclaration d'accessibilité pour chaque service (site, application, intranet).
- Afficher en page d'accueil le niveau de conformité au RGAA (conforme, partiellement conforme ou non conforme).
- Établir et publier un schéma pluriannuel de mise en accessibilité sur trois ans, accompagné d'un plan d'action annuel.
- Mettre à disposition un moyen de contact pour signaler les difficultés et permettre la saisine du Défenseur des droits.