Baromètre 2026 - édition secteur public
Quatre organismes sur cinq du panel présentent au moins un défaut majeur d'accessibilité détecté automatiquement sur leur page d'accueil
Baromètre Plainpied de l'accessibilité du secteur public / Mesure du 18 août 2026. Les sites ont pu évoluer depuis cette date de mesure. / Panel : 34 sites de collectivités territoriales françaises / Méthode : détection automatique axe-core (couvre environ 30 à 40 % des critères RGAA et WCAG)
Comment ce baromètre a été produit
Ce baromètre est produit sous la marque Plainpied par Noé Bollot, entrepreneur individuel (EI) (BOLLOT NOVA). Il est réalisé par détection automatique avec axe-core sur des pages publiques. La détection automatique couvre de l'ordre de 30 à 40 % des critères RGAA et WCAG. Il ne constitue pas un audit de conformité et n'est pas une certification. Le score médian est un indicateur du nombre de défauts détectés, pas une note de conformité. Les sites du panel sont des pages publiques (aucune donnée personnelle exploitée ni publiée, aucun organisme nommé).
- Panel : 34 sites de collectivités territoriales françaises (6 régions de métropole, 8 départements de métropole, 8 communes de plus de 100 000 habitants, 8 communes de 20 000 à 100 000 habitants, 5 communes de 1 000 à 20 000 habitants), sélection par tirage systématique sur données officielles INSEE.
- Périmètre scanné : page d'accueil uniquement (une URL par site).
- Moteur : axe-core 4.11.4 (Deque) dans Chromium via Playwright, le 18 août 2026.
- Score : calcul Plainpied basé sur les violations axe-core ; ne constitue pas un audit RGAA complet.
- Anonymat strict : aucun organisme n'est nommé ni classé individuellement. Agrégats uniquement.
- Ce que ce baromètre ne dit pas : la détection automatique couvre environ 30 à 40 % des critères WCAG. Les défauts invisibles à axe-core (pertinence d'alternative textuelle, navigation clavier complexe, cohérence des processus métier) ne sont pas comptées ici. En savoir plus sur notre méthode.
Où se situent les collectivités du panel
Depuis que l'Arcom exerce concrètement son contrôle, l'accessibilité des services publics en ligne n'est plus un sujet théorique. Nous avons mesuré les pages d'accueil de 34 sites de collectivités territoriales le 18 août 2026 avec notre moteur axe-core. Voici ce que montre cette première mesure, sur ce panel et à cette date.
Scores Plainpied sur 100. Q1 (25e percentile) : 42. Médiane : 74. Q3 (75e percentile) : 87.
Description textuelle du graphique
Ce graphique est un diagramme en boîte (box plot) calculé sur les 34 organismes du panel, limité aux valeurs agrégées publiables : aucune valeur individuelle, aucun minimum, aucun maximum (voir la méthode de ce baromètre pour le cadrage).
Valeurs clés :
- Premier quartile Q1, 25 % des sites en dessous : 42 / 100
- Médiane (valeur centrale) : 74 / 100
- Troisième quartile Q3, 75 % des sites en dessous : 87 / 100
La boîte bleue (interquartile) s'étend de 42 à 87 ; la ligne noire épaisse au centre marque la médiane à 74. Les teintes de fond signalent des seuils fixes du produit Plainpied (rouge sous 60, vert à partir de 90) ; elles ne représentent aucun site individuel.
Score médian du panel : 74/100
Cela signifie que la moitié des sites scannés se situent à 74/100 ou moins, et l'autre moitié à 74/100 ou plus. Un score médian n'est pas une moyenne : c'est le point de partage entre les organismes qui font mieux et ceux qui font moins bien.
Distribution par quartile :
- 25 % des sites les plus faibles : score inférieur ou égal à 42/100 (Q1)
- 50 % des sites : score inférieur ou égal à 74/100 (médiane)
- 75 % des sites : score inférieur ou égal à 87/100 (Q3)
La détection automatique ne couvre qu'une part des critères RGAA et WCAG (30 à 40 %). Ces chiffres sont donc un plancher, pas un verdict complet.
Le résultat le plus remarquable : 82,4 % des organismes du panel présentent au moins un défaut majeur sur leur seule page d'accueil. Comparé à l'édition e-commerce mesurée en juin 2026 (67,6 %), cette proportion est nettement plus élevée. Mais le secteur public n'est pas homogène : le quartile haut (Q3 à 87/100) reste proche de celui du e-commerce (89/100), tandis que le quartile bas (Q1 à 42/100) est nettement plus bas que celui du e-commerce (59/100). Autrement dit : les meilleurs sites de collectivités tiennent la comparaison avec d'autres secteurs, mais leur queue basse est plus lourde. Avec 34 sites sur une population de près de 35 000 collectivités territoriales, cette mesure est un indicateur de tendance, pas une photographie exhaustive.
Les défauts les plus fréquemment détectés
Calculé sur les 34 sites par fréquence de détection. Les pourcentages indiquent la proportion de sites présentant au moins une occurrence de ce type de défaut, triés par fréquence (nombre de sites touchés), pas par sévérité. Données axe-core 4.11.4, homepage uniquement.
Éléments d'interface placés en dehors des balises ARIA de navigation attendues (exemple : un bloc de contenu en-tête, un menu, une zone principale mal marquée). Fiche : Contenu hors région de repère
Liens dont le texte ou l'attribut aria-label ne décrit pas leur destination (« cliquez ici », « lire plus »). Fiche : Liens sans texte accessible
Texte dont le contraste de couleur ne respecte pas le ratio 4,5:1 (normal) ou 3:1 (large). Fiche : Contrastes de couleur insuffisants
Titres de niveau imprévu (H3 avant H2, sauts de niveau) sans raison pédagogique. Fiche : Hiérarchie de titres incorrecte
Plusieurs éléments marqués comme <nav> ou <main> alors qu'une seule de chaque type est attendue.
Images décoratives ou informatives dépourvues d'alt ou d'aria-label explicite. Fiche : Images sans alternative textuelle
Boutons dont le label textuel n'existe que via CSS ou est vide. Fiche : Boutons sans texte accessible
Absence d'un élément <main> ou de landmark ARIA role main sur la page. Fiche : Pas de zone principale (main)
Manque du H1 ou de son équivalent ARIA (h1 implicite) sur la page. Fiche : Pas de titre H1
Éléments de liste (li) en dehors d'un conteneur <ul> ou <ol>, ou conteneurs malformés. Fiche : Élément de liste hors liste
Les pourcentages représentent la proportion de sites du panel présentant au moins une occurrence. Agrégats uniquement, aucun organisme nommé.
Contenu hors région de repère
Quand une information importante (en-tête, barre latérale, pied de page) n'est pas enrobée dans une zone de repère ARIA (<header>, <nav>, <main>, <footer>, ou les équivalents role), les lecteurs d'écran ne l'identifient pas comme structurante. Utilisateurs concernés : malvoyants, aveugles. Correction : enrober le contenu dans les balises ARIA appropriées.
Consulter la fiche et les solutions →Liens sans texte accessible
Un lien qui dit « Cliquez ici » ou qui n'a qu'une icône sans alternative n'indique pas sa destination à un utilisateur en situation de handicap. Utilisateurs concernés : aveugles, malvoyants, utilisateurs au clavier. Correction : remplacer par du texte clair (« En savoir plus sur nos tarifs ») ou ajouter un aria-label.
Consulter la fiche et les solutions →Contrastes de couleur insuffisants
Texte clair sur fond clair (ex. gris 50 % sur blanc) est illisible pour environ 4 % de la population et encore plus difficile en lumière vive. Utilisateurs concernés : daltoniens, malvoyants, utilisateurs sur mobile en plein soleil. Correction : augmenter le ratio de contraste à au moins 4,5:1 pour le texte normal.
Consulter la fiche et les solutions →Hiérarchie de titres incorrecte
Un H3 avant tout H2, des sauts de niveau (H1 puis H4) rendent la page difficile à parcourir au clavier ou à la lecture automatique. Utilisateurs concernés : aveugles, utilisateurs au clavier. Correction : respecter l'ordre logique (H1, puis H2, puis H3) en fonction de l'importance pédagogique.
Consulter la fiche et les solutions →L'accessibilité du secteur public, un enjeu réel et un contrôle actif
Depuis la loi du 11 février 2005 (article 47), les services publics en ligne, dont ceux des collectivités territoriales, sont soumis à une obligation d'accessibilité. Depuis l'ordonnance n° 2023-859 du 6 septembre 2023, l'Arcom est chargée d'en contrôler le respect, et ce contrôle s'exerce désormais concrètement. Distinct de ce régime, l'European Accessibility Act s'applique depuis juin 2025 à certains produits et services du secteur privé.
Notre mesure le révèle : plus de quatre organismes sur cinq du panel présentent au moins un défaut que notre détection automatique capture en une seule visite de page d'accueil. Ce n'est pas dire que « le secteur public va mal ». Cela signifie que des défauts détectables sans intervention humaine subsistent sur la page la plus visible de nombreux sites. Cette mesure ne dit rien, en revanche, du reste de chaque site ni de sa conformité au RGAA.
Pour un responsable de collectivité, à retenir :
- L'accessibilité numérique est une obligation légale française depuis 2005, dont le contrôle est désormais actif.
- Prioriser les défauts les plus courants en premier : images sans alternative, contrastes, liens clairs, structure de titres.
- Mettre en place un suivi régulier pour ne pas régresser lors du prochain lancement d'une démarche numérique ou d'un changement technique.
- L'accessibilité bénéficie à tous : une personne âgée, quelqu'un qui consulte le site sur mobile en plein soleil, un usager qui dépend d'une seule main, une personne en situation de handicap.
Pour les usagers
Axe-core classe « critique » un défaut susceptible d'empêcher un utilisateur en situation de handicap d'accéder à un contenu ou d'utiliser une fonction de la page (par exemple un bouton sans nom ou une image informative sans alternative). Sur la page d'accueil, 44,1 % des sites du panel en présentent au moins un.
Pour les collectivités
Le régime de contrôle issu de l'ordonnance n° 2023-859 du 6 septembre 2023 prévoit jusqu'à 50 000 € par manquement aux obligations d'accessibilité. L'Arcom assure ce contrôle. Voir les obligations secteur public.
Les limites de ce baromètre
La détection automatique ne couvre pas 100 % des critères WCAG. La page d'accueil seule ne reflète pas le parcours complet (prise de rendez-vous, téléchargement, formulaires de demande). Un score de 74 peut masquer des problèmes majeurs sur d'autres pages. Ce baromètre est un signal, pas un diagnostic complet.
Ce que détection et suivi apportent
Plainpied ne certifie pas la conformité : il détecte et suit les défauts d'accessibilité détectables automatiquement, en continu. C'est un point de départ utile avant un audit manuel. Ces données barométriques sont produites avec le même moteur que celui qui surveille les sites de nos clients professionnels.
À savoir
Déclaration d'intérêt. Plainpied commercialise des services de détection et suivi d'accessibilité numérique auprès du secteur public. Ce baromètre sert à la fois le débat public sur l'accessibilité et la visibilité commerciale de Plainpied. Précisément pour cette raison, nous avons construit ce baromètre avec anonymat strict, agrégation exclusive, et contrôles documentés, afin que l'intérêt commercial ne biaise pas l'interprétation des données.
Identification de l'éditeur. Ce baromètre est édité par Noé Bollot, entrepreneur individuel (EI) (BOLLOT NOVA). Directeur de la publication : Noé Bollot, entrepreneur individuel (EI). Contact de contestation ou correction : bonjour@plainpied.fr. Tout organisme du secteur public peut contester une donnée ou un énoncé relatif à ce baromètre. Si la contestation porte sur un fait objectif relié à la mesure, elle sera traitée et, si fondée, une correction sera publiée dans les mêmes conditions que ce texte, avec date et traçabilité.
Méthode et couverture. Ce baromètre mesure environ 30 à 40 % des critères RGAA et WCAG via détection automatique. Les résultats représentent les défauts détectés sur la page d'accueil uniquement (une URL par site) d'un panel de 35 organismes de collectivités territoriales tirés en France, dont 34 ont été scannés avec succès. Scan du 18 août 2026 avec axe-core 4.11.4 (Deque) via Playwright dans Chromium. User-agent identifiable (PlainpiedBot/1.0). Aucun contournement de protection technique : un site ayant refusé la connexion a été exclu des résultats. En savoir plus sur PlainpiedBot.
Loyauté de la collecte de données. Une seule session de mesure par site (au plus une seconde tentative de chargement en cas d'expiration du délai), sans relance ultérieure ni variante. Aucun paramètre de requête ou identifiant de session collecté. Les données publiées sont exclusivement agrégées. Aucun organisme du panel n'est nommé ni identifiable à partir de ce baromètre. Un site sur les 35 tirés n'a pas pu être scanné (réinitialisation de connexion pendant la navigation) ; il est exclu des agrégats mais comptabilisé dans la base de 35 pour la transparence.
Informations publiques citées. Les chiffres cités (cadre réglementaire, montants de sanctions) sont issus de sources officielles publiques : ordonnance n° 2023-859 du 6 septembre 2023, loi du 11 février 2005. Aucune source n'a été modifiée, aucune citation détournée.
Ce que ce baromètre ne dit pas. Un défaut détecté sur la page d'accueil ne préjuge en aucune manière de l'état du reste du site. Il n'implique ni l'absence de mesures correctives en place, ni la violation de l'obligation globale de conformité de l'organisme. Un score de 74/100 est un plancher de problèmes détectables, non un verdict complet sur l'accessibilité du site. L'accessibilité totale exige un audit manuel impliquant un expert indépendant.
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